Les ventes d’anacarde se multiplient en Côte d’Ivoire, mais seuls de petits volumes sont actuellement échangés car très peu de produit est disponible.
La situation semble déjà se différencier entre l’Est du pays où certains grossistes ont commencé la collecte, le Centre et le Nord où les ventes se font seulement entre des producteurs et des pisteurs habitants les villages, et l’Ouest où aucune vente n’est encore constatée.
Autour de Bondoukou, les prix sont étonnamment hauts en ce tout début de campagne et les achats se font entre 200 et 250 FCFA/kg selon les acheteurs et les volumes collectés. Il semble qu’après la forte hausse au cours de la campagne dernière, beaucoup de petits acheteurs espèrent une campagne similaire et achètent de petits volumes sur fonds propres en espérant profiter d’une hausse des prix. Cette situation est particulièrement dangereuse étant donné les incertitudes qui pèsent actuellement sur le marché international. Une montée des prix sans lien avec le marché international pourrait faire perdre beaucoup d’argent à tous les acteurs de la filière.
Dans la Vallée du Bandama, les premières ventes se font par contre au prix de 100 FCFA/kg comme à l’accoutumée.
Dans les Savanes, le prix d’achats offert lors des premières ventes varie entre 125 et 150 FCFA/kg. Dans cette dernière région, il semble que l’état des cultures soit moins bon qu’attendu et que beaucoup d’arbres souffrent actuellement d’un manque d’eau. Nous communiquerons plus d’information à ce sujet la semaine prochaine.
A Abidjan, les négociations entre producteurs, transformateurs et exportateurs pour la fixation d’un prix de référence semblent compliquées, notamment en raison des incertitudes qui pèsent sur les prix au niveau du marché international.
La date du lancement officiel de la campagne de commercialisation n’est donc pas encore connue.
Le marché international de l’anacarde
L’incertitude et les analyses contradictoires continuent de régner sur le marché international de l’anacarde.
Les prix de l’amande restent toujours stables mais très peu de transactions ont lieu. Le grade WW320(1) s’échange entre 3,20 et 3,35 USD/lb (3520 et 3685 FCFA/kg) FOB(2).
Sur les prochains mois, la tendance qui guidera les prix demeure largement inconnue. La manipulation des rumeurs est à son comble et on assiste à des écarts très importants entre les différents prix annoncés pour les premiers échanges de noix brute de l’année 2012. Il semble que quelques nouveaux achats aient été réalisés en Tanzanie et que le produit soit livré autour de 1300 USD/t (650 FCFA/kg) CAF(3) Cochin, sachant que la noix brute Tanzanienne est de bien meilleure qualité que celle de Côte d’Ivoire avec un KOR (4) moyen entre 50 et 52 Lb. Ce prix correspond bien avec celui des premières ventes de la nouvelle récolte au Vietnam. Pourtant certains acteurs du marché parlent de prix bien inférieurs entre 850 et 950 USD/t (425 à 475 FCFA/kg) en fonction de la qualité pour le produit d’Afrique de l’Est ou de l’Ouest.
Cette diversité d’annonces témoignent en réalité de l’écart entre les prix réellement pratiqués actuellement (1000 à 1300 USD/t CAF selon la qualité) mais sur de relativement faibles volumes et les prix espérés par de nombreux acheteurs une fois le gros des récoltes commencées et l’offre devenue abondante (800 à 1000 USD/t CAF selon la qualité). Il est donc probable que beaucoup d’importateurs asiatiques attendent une baisse des prix avant de commencer leur approvisionnement en Afrique de l’Ouest, mais cela pourrait jouer contre eux si la concurrence entre acheteurs indiens, vietnamiens et brésiliens est importante.
Dans cette situation, il reste conseillé à tous les acteurs de la filière anacarde en Afrique de l’Ouest d’être extrêmement prudents et de ne pas parier sur une évolution des prix telle que connue l’année passée, sans pour autant craindre une baisse des prix dramatiques.
(1)WW320 : « Whole White 320 », en français « amande blanche de taille moyenne ». Après que les noix de cajou brutes aient été décortiquées, il s’agit du grade d’amande le plus produit et dont le prix sert de référence pour le prix de l’anacarde en général.
(2)FOB : « Free On Board », en français « libre à bord du bateau ». Terme commerciale utilisé pour désigner le prix pour un produit livré à son port de départ, chargé sur un bateau et prêt à partir pour un port de destination.
(3)CAF : « Coûts, Assurance et Fret ». Terme commercial utilisé pour désigner le prix d’un produit livré au port de destination et non déchargé, ici les ports de Cochin et Kollam en Inde et le port d’Ho Chi Minh au Vietnam.
(4)KOR : Kernel Output Ratio (rendement en amande), c’est l’unité de mesure de la qualité moyenne d’un lot de noix de cajou brute. Elle s’exprime en livres (lb) d’amandes obtenues par sac de 80 kg de noix brutes décortiqués.
(1)WW320 : « Whole White 320 », en français « amande blanche de taille moyenne ». Après que les noix de cajou brutes aient été décortiquées, il s’agit du grade d’amande le plus produit et dont le prix sert de référence pour le prix de l’anacarde en général.
(2)FOB : « Free On Board », en français « libre à bord du bateau ». Terme commerciale utilisé pour désigner le prix pour un produit livré à son port de départ, chargé sur un bateau et prêt à partir pour un port de destination.
(3)CAF : « Coûts, Assurance et Fret ». Terme commercial utilisé pour désigner le prix d’un produit livré au port de destination et non déchargé, ici les ports de Cochin et Kollam en Inde et le port d’Ho Chi Minh au Vietnam.
(4)KOR : Kernel Output Ratio (rendement en amande), c’est l’unité de mesure de la qualité moyenne d’un lot de noix de cajou brute. Elle s’exprime en livres (lb) d’amandes obtenues par sac de 80 kg de noix brutes décortiqués.
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