Cette semaine, la campagne de commercialisation de l’anacarde en Côte d’Ivoire a commencé à s’intensifier. Le nombre d’acheteurs visibles sur le terrain a considérablement augmenté, témoignant de l’arrivée des premiers préfinancements importants.
Les prix proposés pour le produit livré au port d’Abidjan ont légèrement augmenté. La noix de premier choix en provenance du Zanzan y est achetée entre 300 et 315 FCFA/kg tandis que celle des autres régions se négocie plutôt entre 275 et 285 FCFA/kg.
Dans le Zanzan (Est), la concurrence pour le produit de bonne qualité s’accroit et maintient les prix bord-champ autour de 250 FCFA/kg même si jusqu’à présent l’influence des acheteurs ghanéens se fait peu sentir.
Dans les Savanes (Nord) et la Vallée du Bandama (Centre), malgré encore quelques achats autour de 250 FCFA/kg par des acheteurs travaillant sur fonds propres le prix de 225 FCFA/kg tend à se généraliser.
Dans le Denguélé (Ouest), où la production est plus tardive et la campagne moins intense, les prix restent par contre entre 175 et 200 FCFA/kg.
La fructification tardive continue d’inquiéter les producteurs qui s’attendent majoritairement à une production plutôt moyenne.
La fructification tardive continue d’inquiéter les producteurs qui s’attendent majoritairement à une production plutôt moyenne.
Le marché de l’anacarde au Burkina Faso
Cette semaine le marché de l’anacarde dans la région des Hauts-Bassins a tourné au ralenti, suite aux tractations entre les acteurs locaux de la filière, la plupart des acteurs étrangers ont préféré explorer d’autres cieux, du moins pour le moment ! Les prix ont connus une légère baisse au niveau bord-champ par rapport aux semaines précédentes.
Sur l’axe Bobo-Dioulasso - Toussiana, les prix constatés cette semaine au niveau bord-champ sont de 300 FCFA à 325 FCFA, la boite de 1,5 Kg.
Sur celui d’Orodara, la boite de noix de cajou est échangée contre 350 FCFA, ce qui a constitué le prix maximal observé dans la région. Notons cependant que dans les villages les plus éloignés d’Orodara, le prix de 300 FCFA/boite est pratiqué par les acteurs.
A Bobo Dioulasso, le kilogramme est toujours acheté à 250 FCFA aux pisteurs conformément à la semaine précédente.
D’une manière générale, les achats des transformateurs sur l’axe Orodara expliqueraient la différence de prix par rapport aux autres localités.
Le marché de l’anacarde en Afrique de l’Ouest
Dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine les volumes d’anacarde commercialisés restent très faibles et les prix pratiqués par les acheteurs locaux restent légèrement trop élevés par rapport aux cours du marché international, ce qui freine l’entrée en campagne de la majorité des exportateurs.
Dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine les volumes d’anacarde commercialisés restent très faibles et les prix pratiqués par les acheteurs locaux restent légèrement trop élevés par rapport aux cours du marché international, ce qui freine l’entrée en campagne de la majorité des exportateurs.
Le marché international de l’anacarde
Le marché international reste calme et semble avoir trouvé une bonne stabilité à un niveau de prix qui reste globalement inchangé par rapport aux semaines passées.
L’amande de cajou de grade WW320(1) continue de se négocier entre 3,2 et 3,4 USD/Lb (3500 et 3700 FCFA/kg) FOB(2) mais les commandes pour des petits volumes entre 3,2 et 3,25 USD/Lb (3500 et 3575 FCFA/kg) FOB ont sensiblement augmenté durant la semaine passée.
Les commandes indiennes et vietnamiennes de noix brute sont également en hausse à des prix relativement stables autour de 950 USD/t (475 FCFA/kg) CAF(3) pour la noix brute du Bénin avec un KOR(4) moyen attendu de 50 Lb et de 875 USD/t (435 FCFA/kg) CAF pour la noix brute de Côte d’Ivoire avec un KOR moyen attendu de 48 Lb.
De plus en plus d’acteurs du marché réalisent que la production globale risque de ne pas être particulièrement bonne cette année. Par contre la consommation commence à peine à repartir et ne devrait pas provoquer de forte hausse de la demande avant le mois de juin. Dans ces conditions, beaucoup d’acheteurs semblent adopter une stratégie plus prudente que celle des années passées et
vouloir étaler leur approvisionnement pour éviter de subir une possible hausse des prix au cours de la deuxième moitié de l’année.
Si cette situation se confirme, on peut espérer qu’une relative stabilité des prix se maintienne sur les prochains mois de campagne en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, le taux de change Franc CFA – Dollar demeure quasiment inchangé autour de 1 USD = 500 FCFA.
Recommandations
Face à une situation qui semble se stabiliser mais qui reste incertaine, nous continuons de recommander à l’ensemble des acteurs de rester prudent et de ne pas constituer de stocks trop importants sur ce début de campagne.
(1) WW320 : « Whole White 320 », en français « amande blanche de taille moyenne ». Après que les noix de cajou brutes aient été décortiquées, il s’agit du grade d’amande le plus produit et dont le prix sert de référence pour le prix de l’anacarde en général.
(2) FOB : « Free On Board », en français « libre à bord du bateau ». Terme commerciale utilisé pour désigner le prix pour un produit livré à son port de départ, chargé sur un bateau et prêt à partir pour un port de destination.
(3) CAF : « Coûts, Assurance et Fret ». Terme commercial utilisé pour désigner le prix d’un produit livré au port de destination et non déchargé, ici les ports de Cochin et Kollam en Inde et le port d’Ho Chi Minh au Vietnam.
(4) KOR : Kernel Output Ratio (rendement en amande), c’est l’unité de mesure de la qualité moyenne d’un lot de noix de cajou brute. Elle s’exprime en livres (lb) d’amandes obtenues par sac de 80 kg de noix brutes décortiqués.
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